[Chers jeunes], vous m’êtes extrêmement chers, et j’ai une grande confiance en vous. Je vous ai appelés l’espérance de l’Église et mon espérance. […]

 

Depuis l’époque de la première annonce de l’Évangile jusqu’à nos jours, un nombre immense d’hommes et de femmes ont donné leur réponse personnelle, leur réponse libre et consciente au Christ qui les appelle. Ils ont choisi le sacerdoce, la vie religieuse, la vie missionnaire comme but et comme idéal de leur existence. Ils ont servi le Peuple de Dieu et l’humanité avec foi, avec intelligence, avec courage, avec amour. Voici maintenant votre heure. C’est à vous de répondre. Mais peut-être avez-vous peur ?

 

Alors, réfléchissons ensemble, à la lumière de la foi. Notre vie est un don de Dieu. Nous devons en faire quelque chose de bon. Il existe beaucoup de façons de bien employer sa vie, en l’engageant au service d’idéaux humains et chrétiens. Si aujourd’hui je vous parle de consécration totale à Dieu dans le sacerdoce, dans la vie religieuse, dans la vie missionnaire, c’est parce que le Christ appelle beaucoup d’entre vous à cette extraordinaire aventure. Il a besoin, il veut avoir besoin de votre personne, de votre intelligence, de vos énergies, de votre foi, de votre amour, de votre sainteté. Si le Christ vous appelle au sacerdoce, c’est qu’il veut exercer son sacerdoce à travers votre consécration et votre mission sacerdotale. Il veut parler aux hommes d’aujourd’hui par votre voix. Il veut consacrer l’Eucharistie et pardonner les péchés par votre intermédiaire, aimer avec votre cœur, aider avec vos mains, sauver grâce à votre labeur. Pensez-y bien. La réponse que beaucoup d’entre vous peuvent donner est adressée personnellement au Christ qui vous appelle à ces grandes choses. 

 

Vous trouverez des difficultés. Croyez-vous que je ne les connais pas moi-même ? Je vous dis que l’amour vainc toute difficultéLa vraie réponse à toute vocation est une œuvre d’amour. La réponse à la vocation sacerdotale, religieuse, missionnaire, ne peut jaillir que d’un profond amour pour le Christ. Cette force d’amour, c’est lui-même qui vous l’offre, comme don qui s’ajoute au don de son appel et qui rend possible votre réponse. Ayez confiance en « Celui dont la puissance est capable de faire bien au-delà de tout ce que nous pouvons demander ou concevoir » (Ep 3, 20). Et, si vous le pouvez, donnez-lui votre vie, avec joie, sans peur, à lui qui le premier a donné sa vie pour vous.

 

Je vous exhorte donc à prier ainsi :  « Seigneur Jésus, toi qui as appelé qui tu voulais, appelle beaucoup d’entre nous à travailler pour toi, à travailler avec toi. Toi qui as éclairé par ta parole ceux que tu as appelés, éclaire-nous par le don de la foi en toi. Toi qui les as soutenus dans les difficultés, aide nous à vaincre nos difficultés de jeunes aujourd’hui. Et si tu appelles quelqu’un parmi nous pour le consacrer tout entier à toi, que ton amour réchauffe cette vocation dès sa naissance, qu’il la fasse grandir et persévérer jusqu’à la fin. Ainsi soit-il ! » 

 

Message de saint Jean-Paul II pour la XVIème journée mondiale de prière pour les vocations, 1979